Henri Maurice BERTEAUX Par Pierre BoisaubertBtn retour

 

M. Berteaux

Henri Maurice Berteaux, homme politique français, est né à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) le 3 juin 1852. Il est décédé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) le 21 mai 1911.
il fait de brillantes études au lycée Charlemagne (Paris 4e). En 1879, il succède à son beau-père dans la charge d'agent de change.
En 1881, il est élu maire de Chatou. En 1893 il est élu député. En 1908 il prend le présidence du Conseil Général de la Seine. Il devient une personnalité influente de la région. Il s’opposera activement en 1904 à la démolition du château de Maisons-Laffitte.
Ministre de la Guerre puis président de la Commission de l'Armée, il participe à la rénovation de l'institution militaire entreprise par la IIIe République. Il milite et participe activement à l'éducation populaire au sein de la Ligue de l'enseignement fondée par Jean Macé. Avec Jean Jaurès, il fait adopter une loi sur la prise en charge des accidents du travail favorable aux ouvriers et employés des chemins de fer. Il est également partisan de l'impôt sur le revenu progressif, de la séparation des Églises et de l'État (loi de 1905) et de la réduction du temps du service militaire.

 

 

 AccidentIl décède accidentellement le 21 mai 1911, à l'âge de 58 ans, sur le terrain d'aviation d'Issy-les-Moulineaux :Obsèques Berteaux

En mai 1911, le journal « Le Petit Parisien » organise une grande première, la course Paris-Madrid. Trois étapes sont prévues pour franchir les 1200 kilomètres qui séparent les deux capitales européennes. Une dizaine de  concurrents se sont inscrits dont Roland Garros. Le dimanche 21 mai, 6 heures du matin. Maurice Berteaux, le ministre de la Guerre, et quelques officiels se pressent sur le terrain. On compte près de 200 000 spectateurs. Le service d'ordre est débordé. Louis-Émile Train sur un monoplan de son invention se présente au départ. Alors qu'il décolle, les officiels et un peloton de cuirassiers, ont fait mouvement sur la piste. Le monoplan s'envole mais peine à prendre de l'altitude et s'écrase, fauchant Maurice Berteaux et Ernest Monis, président du Conseil. Si ce dernier, sérieusement blessé, se rétablira, le ministre de la Guerre, touché à la tête, un bras sectionné par l'hélice, meurt peu après. Il sera enterré avec les honneurs .

Il repose dans l'ancien cimetière de Chatou.