La vie des Franconvillois de 1725 à 1795Btn retour
(Par Pierre Boisaubert)

 

Après avoir rédigé des articles sur les personnages importants de Franconville, il est intéressant de s’attarder sur ce qu’était le village et comment vivaient les habitants.

En 1470 le nombre de feux (familles) n’étaient que de douze. En 1725 on compte 725 habitants. Lorsque la Révolution éclate il y a environ 1000 habitants.

Le village est bâti en totalité le long de la route qui mène de Paris à Rouen. Trois ou quatre maisons s’élèvent à environ 150 mètres de la route sur la ruelle du moulin (actuellement rue de la Station). Un autre hameau plus important est celui de St Marc, où se trouve une ferme assez florissante. Petit à petit ce hameau s’agrandit et se rapproche pour faire un quartier du village.

Les habitants en grande partie cultivaient la terre. Le sol produit des céréales, de la vigne et des vergers. L’étendue des vignes est importante, la plupart des habitants est vigneron. Par contre, le blé récolté ne suffit pas à la consommation, les marchés voisins complètent en grains et en farine.
Mais dans les périodes de pénurie, les habitants souffrent de la famine.

plan 1899
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La terre est entièrement cultivée à bras d’hommes. Il est impossible de trouver une seule charrue.

Sur le territoire on cultive également le chanvre et il existe dans le village un certain nombre de tisserands. Il existe une dîme sur la filasse.
Il y a un moulin à vent et quatre usines. Sur ces dernières aucune information n’est trouvée. Le moulin se trouvait proche du Plessis Bouchard près du rû des Espérances. C’est de là que vient le nom de la ruelle du moulin.

La garde des récoltes est confiée à plusieurs gardes champêtres.
Le village, en raison de sa situation sur la grande route, est fréquenté par de nombreux rouliers (Personne qui transportait des marchandises sur un chariot.).


Cheval rouge aubergeCroix rouge aubergeC’est pourquoi le village comprend plusieurs auberges importantes : La Chasse royale, l’Épée royale, le Cheval Rouge, le Grand cerf, la Maison rouge sont les principales.

Les rouliers doivent acquitter un droit pour traverser le village, « le travers de Franconville ». Droit perçu au profit des religieux de St Denis, puis aux Ducs de Montmorency et enfin au prince de Condé. Il y a une barrière mobile face au presbytère et une fixe sur la route du saut du loup, allant du pavé de la grand route au chemin d’Ermont. Ce droit est aboli en 1806 et rétabli après la Révolution pour payer l’entretien des routes.

Le transport des personnes s’effectue par diligences, il y a un relais à Franconville dont le maître de poste est également Directeur de la poste aux lettres. Sous le règne de Louis XV la diligence entre Paris et Pontoise porte le nom de « Guinguette ». Elle effectue deux navettes par jour.  (Voir détail)
Pour l’assistance des malheureux, existe une association, la « 
confrérie de la charité ». Cette association assure également l’enseignement des enfants indigents.
Durant la Révolution, les habitants participent à l
a rédaction du cahier de doléances. Pour faire face aux troubles et pour la protection des personnes, il est créé une garde nationale commandée par Pupil de Myons, puis par Cadet de Vaux. Chaque jour trente hommes assurent la tranquillité du village.
Les villageois vont vivre plusieurs famines de plus ou moins longues durées, surtout par manque de farine et les intempéries qui détruisent les récoltes. C’est ce qui conduit Cadet de Vaux à faire des recherches et trouver un moyen d’employer la pomme de terre dans la fabrication du pain.

(source monographie M. Fouet Instituteur)
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