L’hydrographie de Franconville
Par pierre Boisaubert

Le dénivellement important de la butte de Cormeilles, de 167 à 54 mètres, a favorisé l’apparition de sources et de ruisseaux. L’eau de pluie qui s’infiltre dans le sol constitue, lorsqu’elle rencontre une couche imperméable, des poches ou nappes phréatiques, ou s’écoule en sources. La nature du sous-sol de la butte de Cormeilles est à l’origine des nombreuses sources et rus de Franconville.

schéma eau

Ces sources ont été canalisées pour alimenter les différentes fontaines de la ville ou certaines propriétés. Puis rattachées au réseau de distribution d’eau. Les eaux de sources suffisaient à la consommation locale.
E
n 1904, le nouveau quartier de la gare se construit, la population augmente. La Compagnie générale des eaux établit alors un réseau apportant l’eau de l’Oise à la commune et chez les particuliers. 

Franconville n’a disposé que d’une seule fontaine pendant des siècles, celle dite des Boulangers. C’est la seule fontaine qui a été exploitée commercialement.
C’est en 1948, que la commune signe une convention avec Me Brochard pour l’exploitation de la source sous le nom de « Source d’exploitation des sources de Franconville ».
En 1956, le 30 mai, la commune concède l’exploitation de la source à la société Stago. Une carte familiale est délivrée aux franconvillois. Elle accorde un litre par jour par membre de la famille. Cette disposition durera plusieurs années.
En 1957, la société prend le nom de source Arline, prénom féminin d’origine anglaise.
En 1992, la société intègre un G.I.E. (Groupement d’Intérêts Économique) qui regroupe 34 sources sous le nom de Cristalline.
En janvier 2012 arrêt de l’exploitation. Une société spécialisée dans la commercialisation de bonbonnes reste sur le site.
Nous allons tenter d’en faire ici l’inventaire des sources, des rus et des mares.

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Les sources :

Fontaine du clos Bertin.
Elle se situait près de la sortie de la voûte de la grande cour près de l’église.
Fontaine des boulangers.
Cette fontaine est nommée ainsi car les boulangers de Franconville y puisaient l’eau dont ils avaient besoin pour fabriquer leur pain. En 1790 la fontaine est reconstruite. Sa reconstruction nécessite 2000 tuiles. Elle est de nouveau reconstruite en 1818, en 1821 on y ajoute un lavoir.
source
Saint-Marc.
Cette
source disparaît lors de la construction de la déviation de la nationale 14 vers la fin des années 1950.

source des Monfrais.
source de la Pissotte, puis des Cotillons.
Le terme de Pissotte est donné car l’eau y dévalait de la côte en véritable ruisseau.
source des Rinvals.
source du puits de la Barre.

Cette source se situait dans l’actuel quartier des Fontaines, qui porte ce nom car on y dénombrait de nombreuses fontaines.

voûte Fontaine du clos Bertin source Saint Marc 2 fontaine Puits de la barre

 Les rus

Les principaux rus, issus de ruissellements naturels, sont situés au niveau du bois des Éboulures. Ils se perdaient en mares et marécages au fond de la vallée.
L’eau des rus ou des sources,
a approvisionné des plans d’eau de grandes propriétés. Citons le bassin, construit par le comte d’Albon dans son parc (encore visible aujourd’hui dans le parc de la Résidence Leclerc), ainsi que les plans d’eau du parc Cadet de Vaux et du parc de Velut de la Crosnière (encore visible aujourd’hui dans le parc de la résidence du Parc)

Ru d’Avril.
Ce ru coulait surtout après les pluies importantes du printemps d’où son nom. Rus du bois des éboulures.
Aujourd’hui la plupart de ces rus sont à sec.
Ru du Carroge.
Ce ru est cité dans un ouvrage de Brigitte Bedos, « La Châtellenie de Montmorency des origines à 1368, Aspects féodaux, sociaux et économiques. »
Ru des Espérances.
Sa source est située au S.-E. du bois des Éboulures.
Après avoir traversé, les territoires de Franconville, d’Ermont, d’Eaubonne et de Saint-Gratien il va se jeter dans la partie nord du lac d’Enghien. Aujourd’hui canalisé, on peut l’entendre couler au début de la rue du Plessis-Bouchard, côté rue du général Leclerc à la hauteur de la sente des Prés, également boulevard Toussaint Lucas, à la hauteur de la rue Chenel. Ce ru alimentait le parc de l’amiral Hamelin.
R
u de la Pierre du Gué.
Il se franchissait à pied sur des pierres.

Les Mares

Mare de la Loge.
On la trouve sur des cartes postales anciennes, intitulées « Franconville mare de la loge », mais s’agit-il de Franconville la Garenne ?
M
are des Noues
Située
au
point le plus bas de la commune. Elle a donné son nom à un quartier.
Mare aux Renards
Son nom est sans doute une déformation du nom Regnards, patronyme d’une ancienne famille de Franconville.

  mare de la loge mare aux renards