La maladrerie de Franconville

 

 

Placée sous le vocable de Saint Ladre, comme la plupart des léproseries, elle fut nommée par le peuple sous le nom de Saint Marc.

La première moitié du XIIIe siècle vit l’éclosion d’un grand nombre de maladrerie. La lèpre s’était développée intensément avec le retour des Croisades. Les personnes atteintes de cette maladie étaient retranchées du monde et parquées dans des endroits clos nommés maladrerie ou léproserie, jusqu’à leur mort.

Saint Louis avait de la piété à l’égard des lépreux. Lors d’une visite à l’abbaye de Royaumont qu’il avait fondé, le roi tint à servir un moine lépreux de ses propres mains. C’est sous le règne de ce roi que remonte la fondation de la maladrerie.

ChapelleC’est vers 1235 que fut fondé cette maladrerie comme le prouve le testament de Bouchard seigneur de Montmorency. Cette maladrerie était la mieux rentée du canton. Elle recevait les malades des autres villages voisins outre ceux de Franconville, Argenteuil, Cormeilles, Montigny, La Frète, Herblay, Conflans, Chennevières, Pierrelaye, Houilles, Carrières, Bezons et Sartrouville.Bois Saint Marc

Les maladreries étaient placées sous l’autorité des évêques diocésains. Celle de Franconville sous le contrôle de l’évêque de Paris. A la fin du XIVe siècle, à coté des lépreux, la maladrerie hébergeait des malades qui devaient payer leur redevance.

En 1551, il ressort que les biens de la maladrerie étaient considérables. Le domaine de Saint Marc possédait un total de154 arpents avec chapelle, maisons, bergerie, écurie ...

Mais bientôt, vers 1630, la disparition progressive de la lèpre va changer la destinée de la maladrerie.

Le roi Louis XIV par un arrêté de 1672 réunit les biens de toutes les maladreries du diocèse de Paris. La maladrerie de Franconville est connue sous le nom de Saint Marc. Elle était située sur le coté gauche de la route qui menait à Pontoise à la sortie du village en haut d’une côte.

Chapelle et coteAu début de sa fondation elle portait le nom de Saint Ladre ou Saint Lazare, une procession avait lieu tous les ans pour se rendre à cette chapelle le 25 avril jour de la Saint Marc, les habitants lui donnèrent ce nom, la chapelle étant mieux ornée ce jour là que les autres jours.

Les chapelles des maladreries étaient sous le titre de Saint Lazare ou Sainte Madeleine, que l’on a cru durant des siècles être la sœur de ce Saint.

Si l’église de Franconville porte le titre de Sainte Madeleine ne viendrait il pas du culte qu’on lui rendait à la léproserie.

La confusion entre deux Saints, Lazare le lépreux et Lazare le ressuscité frère de Madeleine a fait la légende.

Dès 1672, tous les biens des maladreries du diocèse de Paris sont réunis au domaine religieux de l’ordre de Saint Lazare. L’intention du roi était de former des commanderies dont en qualité de chef souverain de l’ordre il disposerait pour l’entretien des hôpitaux des armées. Sous cette idée généreuse se cachait un coup de force qui mettait tous les biens de l’ordre à la disposition du roi seul. Cet édit fut révoqué en 1693 et les maladreries retrouvèrent leurs possessions.

Les biens et revenus de la maladrerie de Franconville étaient importants, ceux de la maladrerie de Saint-Leu Taverny l’étaient beaucoup moins, et ceux de la Confrérie de charité d’Argenteuil presque nuls. Suite à la révocation de 1693, les habitants d’Argenteuil n’avaient point d’hôpital, grâce aux dévouements de leur curé ils purent obtenir en 1697 l’établissement convoité. Les ressources et revenus sont insuffisants pour l’entretien d’un hôpital, les habitants d’Argenteuil obtinrent par lettres patentes datées de 1697 qui disent explicitement : «Nous avons joint, réuni et incorporé, joignons, réunissons et incorporons La cotetous les biens et revenus de la maladrerie de Franconville, près Cormeilles et chapelle de Saint Marc en dépendante, et de la maladrerie de Saint Leu-Taverny pour jouir par ledit hôpital de tous les biens et revenus à la charge de recevoir les malades des paroisses ou sont situées lesdites maladreries»

C’était donc, à cette époque, ceux de Franconville qui fournissaient la plus grosse part pour l’entretien de l’hôpital.

A la fin du XVIIe siècle, les biens étaient identiques à ceux de 1551. Plus tard ils furent réduits. En 1749 Pierre Lucas le jeune obtint une pièce de terre située entre la fontaine des boulangers et le chemin de Paris à Pontoise. Vers 1721, une grande bande de terrain le long de la ferme de Saint Marc, fut prise pour l’élargissement du chemin.

C’est au cours du XVIII° siècle que furent démolis les bâtiments, la chapelle et quelques arpents furent vendus en 1828, au milieu du XIX° siècle l’administrateur de l’hôpital d’Argenteuil déclarait qu’il provenait de la maladrerie de Franconville, environ 104 arpents de terrains.

Les administrateurs de l’hôpital, au XVIIIe siècle convertir en bois une grande partie des terres. L’autorisation était donnée aux habitants de Franconville de ramasser le bois mort. Durant l’hiver terrible de 1837 à 1838, des dégâts considérables avaient été constatés et l’autorisation tout simplement retiré. Le maire de Franconville, Emile de Perthuis avait écrit aux administrateurs de l’hôpital pour qu’ils reviennent sur leurs décisions. L’administrateur lui répondait: «Nous vous observons que c’est par ordonnance royale que les biens dont il est question ont été donné à l’hôpital d’Argenteuil ... par suite, en faveur de la vôtre seule, Monsieur le Maire, l’ordonnance a conservé ce droit pour un lit à l’hôpital d’Argenteuil. Or, vous êtes en possession de ce droit : vos pauvres sont admis dans notre établissement».

C’était donc, à cette époque, ceux de Franconville qui fournissaient la plus grosse part pour l’entretien de l’hôpital.

A la fin du XVIIe siècle, les biens étaient identiques à ceux de 1551. Plus tard ils furent réduits. En 1749 Pierre Lucas le jeune obtint une pièce de terre située entre la fontaine des boulangers et le chemin de Paris à Pontoise.

Vers 1721, une grande bande de terrain le long de la ferme de Saint Marc, fut prise pour l’élargissement du chemin.

C’est au cours du XVIII° siècle que furent démolis les bâtiments, la chapelle et quelques arpents furent vendus en 1828, auCote via Pontoise milieu du XIX° siècle l’administrateur de l’hôpital d’Argenteuil déclarait qu’il provenait de la maladrerie de Franconville, environ 104 arpents de terrains.

Les administrateurs de l’hôpital, au XVIIIe siècle convertir en bois une grande partie des terres. L’autorisation était donnée aux habitants de Franconville de ramasser le bois mort. Durant l’hiver terrible de 1837 à 1838, des dégâts considérables avaient été constatés et l’autorisation tout simplement retiré. Le maire de Franconville, Emile de Perthuis avait écrit aux administrateurs de l’hôpital pour qu’ils reviennent sur leurs décisions. L’administrateur lui répondait : «Nous vous observons que c’est par ordonnance royale que les biens dont il est question ont été donné à l’hôpital d’Argenteuil ... par suite, en faveur de la vôtre seule, Monsieur le Maire, l’ordonnance a conservé ce droit pour un lit à l’hôpital d’Argenteuil. Or, vous êtes en possession de ce droit : vos pauvres sont admis dans notre établissement».

Le droit pour Franconville d’occuper un lit à l’hôpital d’Argenteuil, mis à la charge de l’hôpital suivant lettres patentes de 1697, fut exercé durant tout lPlacee XVIIIe siècle. A la suite de la révolution de 1789 ce droit fut oublié.

Aujourd’hui, il nous reste un nom porté par une côte, la chapelle que l’on voit sur les cartes postales, fut construite en 1734. Elle remplaçait la chapelle d’origine construite plus haut dans les bois. Celle-ci était d’un accès plus aisé lors des processions du 25 avril, jour de la Saint Marc.

La fontaine Saint Marc ainsi que le cimetière des lépreux se situent à l’emplacement de ’autoroute.
Avec la traditionnelle procession de la Saint Marc, dont la dernière date de 1905, les franconvillois s’adonnaient à la fête qui se déroulait place Saint Marc au pied de la côte ou baraques foraines et bal s’installaient.